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Un
peu d'histoire
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Chapelle
Notre Dame de l'Olivier
Fin 12ème - début 13ème Siècle.
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La chapelle, bâtie à la fin du XIIe - début du XIIIe siècle,
"hors-les-murs" de Figanières, est vraisemblablement l'ancienne
église paroissiale du village. Sa dédicace à la Vierge Marie
est la plus répandue en Provence. L'olivier, jadis fleuron
du terroir figaniérois, permet de distinguer le sanctuaire
de ses homologues : "de l'Ormeau" (Seillans) ou "des
Cyprès" (Fayence). Sous l'Ancien Régime, certains des 3 ou
4 prêtres du village furent desservants de la chapelle. Notre-Dame
a été vendue comme Bien National en 1791, malgré une pétition
communale. Le monument, bien conservé, en partie grâce aux
travaux de Jean Paris, curé de Figanières (1954-64) qui a
aussi restauré les églises de Châteaudouble et de Montferrat,
a été inscrit à l'Inventaire supplémentaire des Monuments
Historiques en 1946.
Pierre
Jean Gayrard Société d'Études Scientifiques et Archéologiques
de Draguignan et du Var, Centre Archéologique du Var
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Construite au
début du XIXe siècle sur l'emplacement d'une ancienne chapelle datant,
comme la chapelle ND de l'Olivier, de la fin du XIIème, début
du XIIIème siècle, dont le bel appareillage roman
en pierre est visible sur les façades sud et ouest, l'église Saint-Michel
comporte une nef et cinq travées.
Même si l'église paroissiale de Figanières n'est pas dédiée à Saint-Pons,
son saint patron, pas moins de cinq représentations y figurent à
l'intérieur.
Dans une niche, protégée par une grille en fer forgé, on peut y
découvrir le buste reliquaire de saint Pons en métal argenté, inscrit
aux Monuments historiques, dont l'original est attribué au célèbre
sculpteur marseillais, Pierre Puget.
Une peinture anonyme sur bois du XVIIe siècle montre l'évêque bénissant
un jeune infirme et un suppliant âgé. Deux autres le présentent
jeune, désignant le ciel et évêque âgé, avec le village et son église
en fond, pour le second.
Enfin, une sculpture en bois montre saint Pons évêque.
Deux œuvres sont disposées sur le jubé, l'une représente l'Archange
saint Michel et l'autre, une huile sur toile de François Mimault,
récemment restaurée, dédiée, elle aussi à Saint-Pons, constituait
le retable de la chapelle Saint-Pons.
Une copie
du tableau de Carlo Viganoni, le Vœu de Louis XVI, est présentée
non loin du chœur. L'original de ce tableau se trouve à l'église
paroissiale de Draguignan.
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L'église
Saint-Michel de Figanières.
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Au Moyen Age, le territoire de l'actuelle commune compte, outre le village,
la Garde et l'Hospitalière, les Figanières et Saint Blaise,
lesquels peu à peu se dépeuplent et n'ont plus aucun habitant
à la veille de la Révolution.
La seigneurie appartient aux Comtes de Provence jusqu'au milieu du 14ème
siècle. En 1355, ils l'inféodent à Raymond de Cotignac.
Au début du 16ème siècle, Figanières est aux
mains de la famille du Puget. En 1543, Marguerite l'apporte en dot à
son mari, Philibert de Vintimille.
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Les
relations avec les habitants de Figanières sont souvent mauvaises
et de nombreuses querelles opposent les uns aux autres.
En
1649, pendant les troubles dits "du semestre" qui opposent les magistrats
du Parlement d'Aix au Gouverneur, plus de 100 familles s'enfuient
à Draguignan, traquées par le régiment de cavalerie
qui occupe le château.
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Quelques
années plus tard, en 1660, Gaspard de Vintimille a maille à
partir avec ses vieux ennemis du Parlement. Pour avoir retenu prisonnier
dans un cachot, un sergent royal, le Comte de Vintimille est condamné
à faire amende honorable, tête nue, la hart au col, et ensuite,
à avoir "la teste tranchée et séparée de son
corps", sans préjudice d'une amende de 12 000 livres.
"Inutile
d'ajouter qu'il en fut de cette condamnation capitale comme de beaucoup
d'autres et que Gaspard de Vintimille conserva sa tête sur les épaules,
sinon l'intégralité des 12 000 livres dans sa bourse." (Frédéric
Mireur : "Une élection communale à Figanières en
1668).
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Figanières
compte environ 580 habitants au début du XIVème siècle,
350 en 1471, 1057 en 1765, 1318 en 1805 et 1212 en 1851. La population
continue à baisser durant un siècle. La tendance s'inverse
dans les années 60 et le village connaît alors une
forte croissance démographique.
L'activité
traditionnelle est essentiellement agricole. Au XVIIIème
siècle, l'huile d'olive très appréciée
est produite en abondance. La vigne et la viticulture prendront
ensuite de plus en plus d'importance. Si aujourd'hui le moulin à
huile permettant de traiter la production d'olives est à
Callas, le vin de Figanières (AOC) est réputé.
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Selon une enquête fiscale menée en 1728, "le terroir est
entrecoupé de divers coteaux agrégés de vignes et
d'oliviers et une plaine, le principal produit...consistant en huile et
en vin... il y a dans le lieu une très belle fontaine...point de
passage mais seulement quelques muletiers qui procurent quelque petit
commerce." On récolte aussi des légumes secs et des figues
que les femmes font sécher au "greïssié" et transportent
sur la tête à Draguignan.
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Le XIXème siècle n'apporte aucun changement. Vers 1890,
existent trois moulins à huile et quatre fabriques d'huiles et
de tomettes employant dix ouvriers.
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Contact
: Mairie de Figanières - BP33 - 83830 Figanières - tél
: 04.94.50.93.60
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