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DOSSIERS |
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La séance du Conseil Municipal du 5 mars 2010 était uniquement consacrée à l'approbation du compte administratif, c'est-à-dire du bilan, de l'année 2009 tenu sous la responsabilité du Maire, et à la vérification de sa conformité avec le compte de gestion tenu par le Trésorier. C'est Pierre-Yves COLLOMBAT, Adjoint délégué aux finances de la commune, qui détaillait le Compte administratif qui était adopté après que le Maire se soit retiré. Compte Administratif BUDGET PRINCIPAL 2009
Compte administratif BUDGET EAU & ASSAINISSEMENT
2009 Section Investissement : Résultat qui reste néanmoins équilibré en clôture : à + 109 545,24
€ (malgré le fait que les tarifs de l'eau n'aient pas été augmentés
depuis 10 ans) grâce au report des excédents de fonctionnement ( + 71
266 €) et d'investissement Comptes de gestion 2009 dressés par le Receveur
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Examiné et voté en Conseil Municipal du 24 mars 2010, le budget 2010 est parfaitement équilibré.
Restes à réaliser & à encaisser de l'exercice 2009
Budget de l'eau et de l'assainissement
Affectation du résultat de l'exercice 2009
Budget principal Budget de l'eau et de l'assainissement
Budget primitif 2010 Il est adopté comme suit : Budget de l'eau et de l'assainissement
Taux d'imposition directe 2010
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Rendement du réseau et analyse du compte d'exploitation 1) L'exercice 2008 correspond aux périodes de facturation HIVER 2007/2008
et ETE 2008. L'objectif de remédier à cette fragilité du réseau par le renouvellement
des canalisations est donc toujours à l'ordre du jour. La dernière tranche
de travaux concerne le village (rue du four) et le quartier Serre de Moute,
à l'occasion de la réfection et la restructuration de la voirie. L'existence
d'une canalisation en fonte, enfouie très profondément sous la RD54, ce
qui rend les fuites difficilement détectables, qui ne pourra être déplacée
que lors des travaux de restructuration de la route par le Conseil général,
reste le talon d'Achille de la commune. La réalisation du carrefour des
quatre chemins qui devrait intervenir en 2010 devrait déjà permettre d'améliorer
la situation en ce point précis. Le compte administratif 2008 se ressent évidemment de cette baisse de
rendement du réseau. La section de fonctionnement, d'ordinaire excédentaire,
présente un déficit sur l'exercice de 49 617 € pour un excédent de Qualité de l'eau Les analyses régulièrement effectuées (coût :12 035 € pour 2008), montrent
une bonne qualité de l'eau distribuée, tant aux particuliers qu'aux fontaines.
S'agissant de celles-ci, la foule qui se presse autour d'elles, toute
l'année et encore plus en période estivale, atteste de la qualité de l'eau
qui y coule et dont la stérilisation est assurée par rayonnement ultra
violet, ce qui n'en affecte pas le goût. Sécurité des approvisionnements. Le programme de sécurisation de l'approvisionnement en eau de la commune
et de rééquilibrage de l'architecture du réseau a lui aussi, reçu un commencement
de réalisation avec la conclusion du marché de construction du bassin
de 1000 m2 à Saint Clément, pour un prix compatible avec l'enveloppe budgétaire
prévue. Politique tarifaire de l'eau Les tarifs eau et assainissement sont restés inchangés. Ils situent Figanières
en très bonne position, malgré les investissements considérables réalisés
depuis 20 ans. Système d'assainissement communal La station d'épuration fait l'objet d'une auto surveillance qui donne
de bons résultats selon l'ARPE qui la contrôle. Les effluents rejetés
sont de qualité conforme à la réglementation. L'extension du SPANC au contrôle des installations existantes n'a toujours pas été réalisée par la CAD, dont c'est la compétence. Conclusion L'exercice 2008 a été marqué par une forte chute du rendement du réseau,
due à des fuites massives sur des canalisations, non seulement difficiles
d'accès mais difficiles à contrôler visuellement. D'où la nécessité de
poursuivre systématiquement le repérage des fuites, à l'occasion de travaux
de renouveler les canalisations vétustes et de mettre en place une politique
de surveillance permanente par la pose de compteurs de secteurs, même
sur le réseau maillé et même si cela demande de modifier les installations.
Pierre-Yves Collombat, Adjoint délégué aux finances de la commune
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Globalement, pour un Figaniérois dont les bases fiscales n'auraient pas changé (même résidence, même terrain ou entreprise), les choses ont évolué de la manière suivante : La taxe foncière sur le foncier non bâti a baissé, malgré l'augmentation du taux du Conseil général (de 21,4 % à 23,4 %) et du Conseil régional (de 7,3 % à 8,6 %). Le taux communal, en effet, est resté inchangé et surtout le contribuable a bénéficié de l'abattement de 20 % sur les bases décidé par le gouvernement. C'est un impôt qui représente de moins en moins pour notre commune. La taxe professionnelle, elle, a augmenté. La baisse du taux de la C.A.D., passant de 20,70 % en 2005 à 20,60 % (il était de 23,40 % lors de sa création) a été largement compensée par l'augmentation des taux du Conseil général (de 7,9 % à 8,6 %) et du Conseil régional (de 3 % à 3,8 %). Globalement, la taxe foncière bâtie a augmenté de 12,65 % et la taxe d'habitation de 5 %. Origine & raisons de ces augmentations qui touchent les ménages Pour une même habitation donc, sur les 12,65 % d'augmentation du foncier bâti, 0,5 % iront à la commune (du fait de la revalorisation automatique des bases, le taux lui restant inchangé), 1,5 % à la Région, 2,3 % au Département, 7 % à la C.A.D. (taxe d'enlèvement des ordures ménagères), 1 % à l'Etat (frais de gestion de la fiscalité locale) et 0,3 % à l'Etablissement Public Foncier de la Région. Pour la taxe d'habitation, c'est 0,8 % pour la commune (taux inchangé), 3,6 % pour le Département, 0,5 % pour l'E.P.F.R. et 0,2 % pour l'Etat (même raison). La Région, elle, depuis la réforme Jospin, ne perçoit plus la taxe d'habitation. Au total donc, pour un propriétaire occupant, une augmentation de 9,2 % répartie ainsi : commune 0,7 %, Département 2,9 %, Région 0,8 %, T.E.O.M. 3,8 %, E.P.F.R. 0,4 %, Etat 0,6 %. Pour un simple locataire, l'augmentation globale est plus forte : 9,6 %, la cause étant évidemment la forte augmentation de la T.E.O.M. Il faut donc noter la modération communale qui, cette année encore, n'a pas augmenté les taux de ses contributions, et par contre une progression inquiétante de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères. Avec un taux de 12%, elle devient la première taxe, dépassant le foncier bâti et la taxe d'habitation dont le taux de 10,55 % est demeuré inchangé depuis des lustres. A cela des raisons compréhensibles et d'autres qui le sont moins. La production d'ordures ménagères, à Figanières comme partout, augmente chaque année, plus vite que le nombre de contribuables ! La généralisation du tri sélectif, paradoxalement, coûte plus cher qu'il ne rapporte. Malgré tous les discours sur le développement durable, en ce domaine non plus, la vertu ne paie pas ! En 2002, la collecte et le traitement des ordures ménagères de Figanières coûtaient globalement : 183 539 € ; en 2005 : 267 529 €, soit une progression de 46 %. En 2002, le service des ordures ménagères était déficitaire de 38 286 €. Il l'était encore de 19 606 € en 2005 malgré une progression de 62,7 % du rendement de la T.E.O.M. Sauf surprise de dernière minute, l'augmentation de taux importante (+ 22,27 %) en 2006 permettra d'atteindre, enfin, l'équilibre. Il n'est pas normal, en effet que ce soit le budget général qui finance les ordures ménagères. Pour donner une idée de l'importance de ce service, il faut réaliser qu'au Budget 2006 de la C.A.D., la T.E.O.M. (11,3 millions d'euros) représentait une recette du même niveau que la taxe professionnelle (11,6 millions d'euros) ! Si l'on ajoute qu'en 2006 le taux de T.E.O.M. a été uniformisé (12 %) sur l'ensemble des communes de la communauté, on tient les raisons fondamentales des augmentations constatées. Le fond du fond, c'est que l'on produit de plus en plus d'ordures, ménagères ou autres. Il suffit de jeter un coup d'œil sur les conteneurs débordant d'objets qui n'auraient rien à y faire pour s'en convaincre. Cette facilité se paie et de plus en plus cher. Ceci dit, le service ne fonctionne pas aussi bien qu'il le devrait et des économies, notamment par la rationalisation des tournées et des services des personnels, une meilleure gestion des déchèteries, sont possibles. Le président de la Commission des finances de la C.A.D. ne manque pas une occasion de rappeler que l'équilibre financier de la Communauté suppose que l'on parvienne à maîtriser les dépenses relatives aux ordures ménagères. L'Etablissement Public Foncier Régional, son objet, ses ressources L'E.P.F.R. a été créé en décembre 2001, sur le modèle de ce qui existait, notamment dans la région parisienne, pour porter la politique foncière dont notre région avait absolument besoin. Une politique d'acquisition anticipatrice de terrains est en effet le préalable à toute politique du logement ou d'équipement. L'E.P.F., justement parce qu'il dispose de ressources humaines et financières propres, peut aider les collectivités, à commencer par les communes, dans leurs acquisitions foncières. En surveillant le marché et en se portant acquéreur par anticipation de terrains là où des opérations d'aménagement sont programmées, il contribue à modérer l'envol du prix des terrains qui est l'une des causes des difficultés des jeunes ménages à se loger et du renchérissement du coût des équipements publics. Les ressources de l'E.P.F. sont des subventions (Etat, Région, Départements) et la fameuse taxe spéciale d'équipement qui figure sur les feuilles d'impôts ! L'E.P.F. Paca est très actif dans le Var : 56,75 millions d'euros d'engagement d'acquisitions foncières fin 2006. La commune de Figanières vient de passer une convention avec lui pour l'étude de faisabilité de l'aménagement de la zone II Na du POS. Considérant qu'un tel outil était indispensable dans une région soumise comme la nôtre à une pression foncière telle que bientôt les enfants de ses habitants ne pourront plus s'y loger, que la main d'œuvre qualifiée et les fonctionnaires dont elle a besoin ne voudront plus venir, j'ai depuis longtemps milité pour sa création. Membre de son Conseil d'administration et de son Bureau, je constate avec plaisir qu'il fait du bon travail, pour une contribution minime des habitants de la Région. Fait étonnant, l'Etat figure aussi sur notre feuille d'impôts locaux On en parle rarement, mais c'est une réalité, même sous le nom de " frais de gestion ". En principe c'est la contrepartie du service que l'Etat rend aux collectivités dans l'établissement, la gestion des avances et la perception de leurs impôts. Une fois les rôles émis, l'Etat garantit aussi le montant d'impôts que cela représente. Cette contribution est de l'ordre de 6 %. Il y a une polémique sur le fait de savoir si cela correspond au coût réel du service ! Les spécialistes pensent que l'Etat y gagne avec les petites communes qui ont en général une bonne trésorerie et y perd avec les grandes. Voilà un autre recoin obscur à explorer de la fiscalité locale, qui en comporte beaucoup. Ce sera pour une autre fois ! Pierre-Yves Collombat,
Adjoint délégué aux finances de la commune, |
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