DOSSIERS

 

Budget primitif 2008

Examen et vote du Compte administratif 2007 et du Budget 2008.
Vote des taxes directes d'imposition 2008.

 

Compte administratif 2007

En conformité avec le Compte de gestion définitif du Trésorier, le Compte administratif 2007 est adopté comme suit :

Budget principal

Section de fonctionnement
Recettes : 1 724 518,60 €
Dépenses : 1 397 406,68 €
Résultat de la section :
+ 327 111,92 €

Section d'investissement
Recettes : 1 158 253,49 €
Dépenses : 931 131,78 €
Résultat de la section
: + 227 121,71 €


Résultat de l'exercice : + 554 233,63 €

 

Budget de l'eau et de l'assainissement

Section de fonctionnement
Recettes : 514 076,07 €
Dépenses : 429 270,15 €
Résultat de la section : + 84 805,92 €


Section d'investissement
Recettes : 89 859,00 €
Dépenses : 94 280,53 €
Résultat de la section : - 4 421,53 €

Résultat de l'exercice : + 80 384,39 €

 

 

Restes à réaliser

Les restes à réaliser et à encaisser à prendre au Budget 2008 s'établissent à :

Budget principal
758 817,08 € en dépenses de la section d'investissement
496 343,00 € en recettes de la section d'investissement

Budget de l'eau et de l'assainissement
164 787,00 € en dépenses de la section d'investissement
54 273,00 € en recettes de la section d'investissement

 

 

Affectation du résultat de l'exercice 2007

Compte tenu des réalisations de l'exercice 2007 et après analyse des restes à réaliser et à encaisser, l'affectation du résultat est décidée comme suit :

Budget principal
Reprise de l'excédent antérieur, en recettes de fonctionnement : 255 181,51 €
Excédent de fonctionnement 2007, en recettes d'investissement : 343 334,57 €
Reprise de l'excédent antérieur, en recettes d'investissement : 238 336,54 €

Budget de l'eau et de l'assainissement
Reprise de l'excédent antérieur, en recettes de fonctionnement : 120 883,26 €
Excédent de fonctionnement 2007 en recettes d'investissement : 100 000,00 €
Reprise de l'excédent antérieur, en recettes d'investissement : 193 407,70 €

 

Budget primitif 2008

Le Budget primitif 2008 est adopté comme suit :

Budget principal : Il s'équilibre

en section de fonctionnement à hauteur de 2 023 072,00 €
en section d'investissement à hauteur de 1 632 491,36 €

Budget de l'eau et de l'assainissement : Il s'équilibre

en section de fonctionnement à hauteur de 560 179,78 €
en section d'investissement à hauteur de 542 815,71 €

 

Taux d'imposition directe 2008

Les taux d'imposition sont fixés comme suit, demeurant inchangés pour la 13ème année consécutive :

Taxe d'habitation : 10,55 %
Taxe foncière bâtie : 10,55 %
Taxe foncière non bâtie : 57,97 %.

Le produit attendu de l'imposition directe est estimé à 668 717 € pour l'année 2008.

 

Commentaires du budget 2008

 

Les élections aussitôt passées, le nouveau Conseil municipal s'est mis au travail et après un examen attentif il a voté ce budget qui correspond à la mise en œuvre d'une première partie du programme présenté aux Figaniérois durant la campagne.
Différentes opérations y ont été inscrites et parmi les plus importantes figurent :

Pour nos enfants

o La garderie périscolaire aux deux écoles dès la prochaine rentrée
o L'acquisition de matériels divers pour la crèche et les écoles

En matière de travaux

o Les travaux importants de constitution d'un enrochement en contre bas de la Vieille route de Grasse qui s'était effondrée en raison des intempéries (à la hauteur de Saint Catheriner) et sa reconstruction pour un montant de
214 791 € TTC
o La réfection complète du parking Saint Joseph avec reprise du pluvial et de l'éclairage (35 places de parking sont prévues) pour 89 070 € TTC
o Une première tranche de réhabilitation du podium (théâtre de Verdure) pour un montant de 299 000 € TTC
o Divers travaux d'entretien et de réfection de voirie
o Divers travaux d'entretien courant sur les bâtiments communaux pour 83 720 € TTC
o La numérotation des rues pour 14 000 € TTC

En matière d'eau

o Un gros programme sur le poste de l'eau, dans le cadre de la réfection des réseaux et la suppression des branchements au plomb, avec notamment le remplacement de la conduite d'adduction d'eau de la rue du Grand Four pour 195 880 € TTC
o Des renouvellements de compteurs d'eau, des acquisitions de débitmètres, de vannes, suppresseurs de pression, des renouvellements de réducteurs de pression, le tout pour 95 676 € TTC

A noter, dans le cadre de la sécurisation de l'approvisionnement en eau, qu'au budget primitif 2008 du SIVOM de Callas, la somme de 500 000 € a été inscrite pour la construction d'un réservoir d'eau de 1 000 m3 à Saint Clément.

 

Voilà pour les opérations principales de ce budget qui s'équilibre sans aucune augmentation des impôts, sans aucun emprunt ni ligne de trésorerie, sans aucune augmentation du tarif de l'eau et de l'assainissement, grâce à une gestion rigoureuse de la commune et au dévouement du personnel communal.

 

 

 

 

Assainissement non collectif

L'assainissement individuel, dit " non collectif ", est régi par l'arrêté du 18 avril 1996 du Ministère de l'Environnement et pour le Var par l'arrêté préfectoral du 14 juin 1999.
En voici les principales obligations applicables à l'ensemble des dispositifs d'assainissement non collectif :

Il va sans dire, mais c'est encore mieux en le disant, ces dispositifs doivent être conçus, implantés et entretenus de manière à ne pas présenter de risques de contamination ou de pollution des eaux, notamment celles prélevées pour la consommation humaine.

Leurs caractéristiques techniques et leur dimension doivent être adaptés à l'immeuble et au lieu. Ils doivent être entretenus régulièrement afin d'assurer le bon état des installations et ouvrages, le bon écoulement des effluents jusqu'au dispositif d'épuration. Les installations et ouvrages doivent être vérifiés et nettoyés aussi souvent que nécessaire.

Les réparations de dispositifs électromécaniques doivent être réalisées dans les 72 heures après constatation d'un incident. Les vidanges doivent être effectuées au moins tous les 4 ans pour les fosses toutes eaux et les fosses septiques et par une société spécialisée.

Les dispositifs de prétraitement ou d'accumulation mis hors service ou rendus inutiles doivent impérativement être vidangés et curés.

Implantés à plus de 5 m des habitations, des limites de propriété et des arbres, ces dispositifs doivent en outre respecter une règle d'éloignement de 35 m des cours d'eau, des rivages et de tout forage, puits, source… ou toute autre installation destinée à un usage sanitaire (eau destinée à l'alimentation humaine, à l'irrigation des cultures maraîchères, à des baignades ouvertes au public, à une cressonnière…)

Toute information complémentaire peut être obtenue en mairie.

 

 

 

Collecte des encombrants

 

 

 


A COMPTER DE JANVIER 2007, les encombrants sont ramassés le 1er mardi de chaque mois.

Dorénavant compétence de la Communauté d'Agglomération Dracénoise, les encombrants sont ainsi définis par la liste (non limitative) ci-dessous :

Encombrants des ménages :

 Appareils électroménagers, Réfrigérateurs, Gazinière, Machine à laver, Congélateur, Téléviseur 
  Vieux mobilier 
  Literie (matelas, sommier) 
 Objets divers : Vélo, Mobilier de jardin 


Sont exclus impérativement
:

 
Les déchets provenant des petits travaux et du bricolage des particuliers
 
 
Les objets dangereux et explosifs
 
 
Les déchets verts et les cartons
 
 
Les objets en vrac tel que planches, portes, fenêtres, bidons divers, vieux grillage, ferraille, etc.
 
 
Les vide greniers qui pourront être déposés (dans la limite de ceux admis) dans les déchetteries de la C.A.D. à la disposition des particuliers.
 

 

Date de la prochaine collecte : le mardi 6 février 2007.
Pour vous inscrire, veuillez contacter les services de la Mairie : 04.94.50.93.60 au plus tard le lundi 5 février 16 h 30.

 

  

 

 

 

Bilan 2006 du service de l'eau et de l'assainissement

  

Rendement du réseau et analyse du compte d'exploitation

1) L'exercice 2006 correspond aux périodes de facturation HIVER 2005/2006 et ETE 2006.

Au cours de l'exercice, 191 598 m3 d'eau ont été distribués soit sensiblement la même quantité que l'année précédente qui avait été marquée par une baisse de 11 220 m3, suite aux restrictions réglementaires. La bonne observation de la réglementation se poursuit donc.

A ce volume d'eau a correspondu une production totale de 301 930 m3 soit 8 721 m3 de moins qu'en 2005 (-2,8%) :
- SAUR : 254 395 m3 contre 284 840 m3 en 2005 et 268 448 m3 en 2004.
- FONTVIEILLE : 47 535 contre 25 811 m3 en 2005, 52 057 m3 en 2004, 64 921 m3 en 2003 et 106 994 m3 en 2002.

La baisse tendancielle de l'apport de Fontvieille semble avoir été stoppée. Cependant il y a de forte chance que ce ne soit que momentanément, la production de l'hiver 2006/2007, avec 30 022 m3 est inférieure de 20% à celle de la même période 2005/2006. De toute manière le niveau des années antérieures n'a pas été retrouvé. L'eau ainsi fournie par Fontvieille ne représente 15,7 % de l'eau produite, ce qui reste peu de chose.

Pour 2006, le rendement s'établit à 63,5 %, soit une légère amélioration par rapport à 2005 (61,7 %) mais toujours moins que 2004 (64,1 %) en 2004 et 2003 (70,7 %). Pour la période d'hiver le rendement est de 55,5 % et pour celle d'été de 74,7 %.

Le rendement global et le rendement hivernal resten en tout état de cause insuffisants. La période hiver 2006/2007 semble cependant confirmer cette amélioration dans la mesure où le rendement s'établit à 60,4 % contre 55,5 % pour la période hivernale précédente. Il convient donc d'être toujours vigilant et d'envisager le renouvellement des canalisations dans les parties les plus anciennes et les plus longues du réseau.

Le compte administratif 2006 présente un solde positif de 43 593 € en section de fonctionnement et de 5 988 € en section d'investissement. Après reprise des excédents antérieurs, le solde des sections s'établit à 136 077 € en fonctionnement et 197 829 € en investissement. Au total, le C.A. 2006 se solde par un résultat positif de clôture de 333 906 €.

Qualité de l'eau

Le rapport 2006 de la DDASS sur la qualité de l'eau à Figanières conclut à sa bonne qualité pour l'ensemble des quartiers, le réseau des fontaines et les paramètres pris en compte : biologiques, chimiques et turbidité. La foule qui se presse aux fontaines, toute l'année et encore plus en période estivale, atteste de la qualité de l'eau qui y coule et dont la stérilisation est assurée par rayonnement ultra violet, ce qui n'en affecte pas le goût.

Sécurité des approvisionnements.

Un schéma directeur cantonal de l'eau et un schéma communal viennent d'être mis à l'étude, dans le cadre du SIVOM, subventionnés à 70 % par le Conseil général. Leur objectif est de sécuriser l'approvisionnement en eau de la commune à l'avenir et de rééquilibrer l'architecture du réseau en tenant compte de la vétusté de certaines de ses parties et de l'évolution des besoins selon l'urbanisation des quartiers.

Politique tarifaire de l'eau

Les tarifs sont restés inchangés et situent Figanières en très bonne position, malgré les investissements considérables réalisés depuis 20 ans. La moyenne du prix de l'eau facturée en 2005 aux ressortissants de l'Agence de Bassin Rhône-Méditerranée-Corse, pour la consommation de référence (120m3 an) est de 2,79 €/m3 (eau+ assainissement). Elle est de 1,94 €/m3, soit 30% moins chère, à Figanières. La forte progressivité des tarifs pour la tranche supérieure constitue par ailleurs une forte incitation à économiser l'eau.

Système d'assainissement communal

La station d'épuration fait l'objet d'une auto surveillance qui donne de bons résultats selon l'ARPE qui la contrôle. Les effluents rejetés sont de qualité conforme à la réglementation. La station d'épuration continue cependant à recevoir des eaux parasites en période de fortes pluies. Il apparaît indispensable de poursuivre l'effort de repérage des origines des infiltrations, notamment au niveau des regards.
Autre point non encore réglé, la mise en place d'un bac à graisse et d'un dégrilleur. Leur fonctionnement défectueux ne remet pas en cause celui de la station mais occasionne un surcroît de travail d'entretien.
Il importe aussi de prévoir un curage des lagunes héritées de la première station. Celles-ci représentent une sécurité supplémentaire en matière de protection de l'environnement. Il faut donc veiller à leur bonne conservation.
La redevance d'assainissement a rapporté en 2006 la somme de 120 750 €, très comparable à celle de l'année précédente. Par contre, avec 39 372 €, les redevances et travaux de branchements sont en hausse importante.

L'extension du SPANC au contrôle des installations existantes n'a toujours pas été réalisée par la CAD, dont c'est la compétence. Le vote de la loi sur l'eau devrait maintenant permettre de le faire, plus aucune ambiguïté réglementaire ne subsistant.

Conclusion

L'exercice 2006 a été marqué par une amélioration du rendement du réseau mais celui-ci doit absolument l'être encore, d'où la nécessité de poursuivre systématiquement le repérage des fuites et à l'occasion de travaux, le renouvellement des canalisations. Les travaux que le Conseil général doit réaliser aux quatre chemins et sur la RD 54 devraient en fournir l'occasion. Il faut constater cependant que la réduction importante des financements du Conseil général en matière d'eau et le refus de l'Agence de l'eau de subventionner, jusqu'à aujourd'hui, ce type d'investissement ne facilitent pas les choses.
Il confirme le bon équilibre financier du service public de l'eau et de l'assainissement à Figanières, malgré des tarifs inférieurs de 30% à la moyenne de ceux pratiqués dans le ressort de l'Agence Rhône-Méditerranée-Corse.
Il confirme la qualité de la station d'épuration et de l'auto surveillance des services techniques.

 

 

  
 

Evolution des impôts locaux à Figanières

 


  

Globalement, pour un Figaniérois dont les bases fiscales n'auraient pas changé (même résidence, même terrain ou entreprise), les choses ont évolué de la manière suivante :

La taxe foncière sur le foncier non bâti a baissé, malgré l'augmentation du taux du Conseil général (de 21,4 % à 23,4 %) et du Conseil régional (de 7,3 % à 8,6 %). Le taux communal, en effet, est resté inchangé et surtout le contribuable a bénéficié de l'abattement de 20 % sur les bases décidé par le gouvernement. C'est un impôt qui représente de moins en moins pour notre commune.

La taxe professionnelle, elle, a augmenté. La baisse du taux de la C.A.D., passant de 20,70 % en 2005 à 20,60 % (il était de 23,40 % lors de sa création) a été largement compensée par l'augmentation des taux du Conseil général (de 7,9 % à 8,6 %) et du Conseil régional (de 3 % à 3,8 %).

Globalement, la taxe foncière bâtie a augmenté de 12,65 % et la taxe d'habitation de 5 %.

Origine & raisons de ces augmentations qui touchent les ménages

Pour une même habitation donc, sur les 12,65 % d'augmentation du foncier bâti, 0,5 % iront à la commune (du fait de la revalorisation automatique des bases, le taux lui restant inchangé), 1,5 % à la Région, 2,3 % au Département, 7 % à la C.A.D. (taxe d'enlèvement des ordures ménagères), 1 % à l'Etat (frais de gestion de la fiscalité locale) et 0,3 % à l'Etablissement Public Foncier de la Région.

Pour la taxe d'habitation, c'est 0,8 % pour la commune (taux inchangé), 3,6 % pour le Département, 0,5 % pour l'E.P.F.R. et 0,2 % pour l'Etat (même raison). La Région, elle, depuis la réforme Jospin, ne perçoit plus la taxe d'habitation.

Au total donc, pour un propriétaire occupant, une augmentation de 9,2 % répartie ainsi : commune 0,7 %, Département 2,9 %, Région 0,8 %, T.E.O.M. 3,8 %, E.P.F.R. 0,4 %, Etat 0,6 %. Pour un simple locataire, l'augmentation globale est plus forte : 9,6 %, la cause étant évidemment la forte augmentation de la T.E.O.M.

Il faut donc noter la modération communale qui, cette année encore, n'a pas augmenté les taux de ses contributions, et par contre une progression inquiétante de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères. Avec un taux de 12%, elle devient la première taxe, dépassant le foncier bâti et la taxe d'habitation dont le taux de 10,55 % est demeuré inchangé depuis des lustres.

A cela des raisons compréhensibles et d'autres qui le sont moins.

La production d'ordures ménagères, à Figanières comme partout, augmente chaque année, plus vite que le nombre de contribuables ! La généralisation du tri sélectif, paradoxalement, coûte plus cher qu'il ne rapporte. Malgré tous les discours sur le développement durable, en ce domaine non plus, la vertu ne paie pas !

En 2002, la collecte et le traitement des ordures ménagères de Figanières coûtaient globalement : 183 539 € ; en 2005 : 267 529 €, soit une progression de 46 %. En 2002, le service des ordures ménagères était déficitaire de 38 286 €. Il l'était encore de 19 606 € en 2005 malgré une progression de 62,7 % du rendement de la T.E.O.M.

Sauf surprise de dernière minute, l'augmentation de taux importante (+ 22,27 %) en 2006 permettra d'atteindre, enfin, l'équilibre. Il n'est pas normal, en effet que ce soit le budget général qui finance les ordures ménagères. Pour donner une idée de l'importance de ce service, il faut réaliser qu'au Budget 2006 de la C.A.D., la T.E.O.M. (11,3 millions d'euros) représentait une recette du même niveau que la taxe professionnelle (11,6 millions d'euros) !

Si l'on ajoute qu'en 2006 le taux de T.E.O.M. a été uniformisé (12 %) sur l'ensemble des communes de la communauté, on tient les raisons fondamentales des augmentations constatées. Le fond du fond, c'est que l'on produit de plus en plus d'ordures, ménagères ou autres. Il suffit de jeter un coup d'œil sur les conteneurs débordant d'objets qui n'auraient rien à y faire pour s'en convaincre. Cette facilité se paie et de plus en plus cher.

Ceci dit, le service ne fonctionne pas aussi bien qu'il le devrait et des économies, notamment par la rationalisation des tournées et des services des personnels, une meilleure gestion des déchèteries, sont possibles. Le président de la Commission des finances de la C.A.D. ne manque pas une occasion de rappeler que l'équilibre financier de la Communauté suppose que l'on parvienne à maîtriser les dépenses relatives aux ordures ménagères.

L'Etablissement Public Foncier Régional, son objet, ses ressources

L'E.P.F.R. a été créé en décembre 2001, sur le modèle de ce qui existait, notamment dans la région parisienne, pour porter la politique foncière dont notre région avait absolument besoin. Une politique d'acquisition anticipatrice de terrains est en effet le préalable à toute politique du logement ou d'équipement. L'E.P.F., justement parce qu'il dispose de ressources humaines et financières propres, peut aider les collectivités, à commencer par les communes, dans leurs acquisitions foncières. En surveillant le marché et en se portant acquéreur par anticipation de terrains là où des opérations d'aménagement sont programmées, il contribue à modérer l'envol du prix des terrains qui est l'une des causes des difficultés des jeunes ménages à se loger et du renchérissement du coût des équipements publics.

Les ressources de l'E.P.F. sont des subventions (Etat, Région, Départements) et la fameuse taxe spéciale d'équipement qui figure sur les feuilles d'impôts !

L'E.P.F. Paca est très actif dans le Var : 56,75 millions d'euros d'engagement d'acquisitions foncières fin 2006. La commune de Figanières vient de passer une convention avec lui pour l'étude de faisabilité de l'aménagement de la zone II Na du POS.

Considérant qu'un tel outil était indispensable dans une région soumise comme la nôtre à une pression foncière telle que bientôt les enfants de ses habitants ne pourront plus s'y loger, que la main d'œuvre qualifiée et les fonctionnaires dont elle a besoin ne voudront plus venir, j'ai depuis longtemps milité pour sa création. Membre de son Conseil d'administration et de son Bureau, je constate avec plaisir qu'il fait du bon travail, pour une contribution minime des habitants de la Région.

Fait étonnant, l'Etat figure aussi sur notre feuille d'impôts locaux

On en parle rarement, mais c'est une réalité, même sous le nom de " frais de gestion ". En principe c'est la contrepartie du service que l'Etat rend aux collectivités dans l'établissement, la gestion des avances et la perception de leurs impôts. Une fois les rôles émis, l'Etat garantit aussi le montant d'impôts que cela représente.

Cette contribution est de l'ordre de 6 %.

Il y a une polémique sur le fait de savoir si cela correspond au coût réel du service ! Les spécialistes pensent que l'Etat y gagne avec les petites communes qui ont en général une bonne trésorerie et y perd avec les grandes.

Voilà un autre recoin obscur à explorer de la fiscalité locale, qui en comporte beaucoup. Ce sera pour une autre fois !

Pierre-Yves Collombat, Adjoint délégué aux finances de la commune,
Vice président de la Communauté d'Agglomération Dracénoise

  
   
 

 

  
Contact : Mairie de Figanières - BP33 - 83830 Figanières - tél : 04.94.50.93.60